Nobles logis du Perche
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Nobles logis du Perche
Rémalard

Nobles logis du Perche

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Profitez d’une randonnée à la journée le long des coteaux du flanc nord de la Vallée de l’Huisne et à travers les bois qui chapeautent ses hauteurs. Ce parcours propose de découvrir les manoirs du pays rémalardais. La variante proposée permet de réduire le parcours pour des balades plus familiales.

Circuit praticable en VTT.

Partant de l’église de Rémalard qu’il ne faudra pas manquer de visiter, cet itinéraire s’élève d’abord doucement le long du flanc de la vallée de l’Huisne. Après avoir côtoyé quelques châteaux, le chemin s’élève vers les bois. Le court détour vers le ruisseau de Boiscorde permet de découvrir deux des plus beaux manoirs de la région. On y trouvera certainement une opportunité pour pique-niquer. Le parcours forestier se poursuit à flanc de collines ponctué d’intéressants points de vue sur l’ensemble de la vallée. Puis le chemin revient doucement vers Rémalard en passant près de l’ancienne motte féodale du Châtellier.


Les 5 patrimoines à découvrir

  • Histoire

    Eglise Saint-Germain-d'Auxerre

    Saint-Germain d’Auxerre est un saint gallo-romain qui vécut au début du Ve siècle. Légat du pape Célestin 1er en Grande-Bretagne il y consacra Saint-Patrick, apôtre des Irlandais.

    L’église est, comme beaucoup d’églises du Perche, de structure romane (XIIe siècle) dont il reste la façade occidentale avec son porche à double archivolte, la nef et l’abside semi-circulaire. La tour du clocher de plan carré fut construite au XIVe siècle et couverte au XVIIe siècle d’une toiture en dôme à pans et surmontée d’un campanile. A la Renaissance (XVe et XVIe siècles) la nef a été agrandie de deux bas-côtés, celui du sud formant un alignement de cinq pignons où les gargouilles semblent prendre naissance dans les contreforts.

    A l’intérieur la nef est couverte d’une charpente lambrissée en berceau. Un buffet d’orgue néo-gothiqe de 1856 habille un instrument restauré en 1990 et sur lequel sont régulièrement donnés des récitals. De belles statues en bois polychromes des XVIe et XVIIe siècles et des tableaux du XVIIIe siècle ornent également cet intérieur.

    Enfin, peut être admirée une belle série de vitraux signés Charles Lorin (célèbre maître-verrier chartrain), installés à la fin du XIXe siècle. Dans le bas-côté nord se trouve, par exemple, un vitrail mémoriel qui rend hommage aux soldats de Rémalard tombés sur les champs de bataille de la Première Guerre Mondiale. Ce vitrail remarquable n’est malheureusement pas signé.

  • Histoire

    Le château de Voré - XVIIe

    Bâti vers 1685 en pierre de taille « à la moderne » d’après les dessins d’Hardouin-Mansart, le château de Voré fut acquis en 1719 par Louis Fagon, intendant des Finances, fils du célèbre médecin de Louis XIV. De style classique le logis en pierre blanche se compose d’un corps central encadré de deux ailes latérales en retour. Le tout est couvert d’un comble brisé « à la Mansart » percé d’une suite de lucarnes. Fermée par une grille en fer forgé la cour d’honneur est cernée de fossés (sauts-de-loups).

    Un ensemble de communs, un pavillon octogonal, dit « de Madame Helvétius », un parc à l’anglaise et une ancienne tuilerie viennent compléter le domaine.

    En 1743, Voré devint propriété de Claude-Adrien Helvétius (1715-1771), ami de Voltaire et de Diderot, qui en fit sa résidence favorite. Fermier Général par la faveur de la reine Marie-Leczinska, Helvétius épousa en 1751 la comtesse de Ligniville d’Autricourt qui l’incitera à habiter Voré. Il y séjournera huit mois de l’année, gérant le domaine et se consacrant à la littérature. Il écrira à Voré ses principales œuvres dont son essai « De l’Esprit », paru en 1757 sans nom d’auteur. L’ouvrage dans lequel Helvétius exposait ses théories philosophiques fit scandale : dénonçant les abus des courtisans, il appelait à des réformes sociales qui soulevèrent l’indignation de la famille royale et des Grands.

    Mettant en application ses principes de générosité, Helvétius s’est employé à soulager la misère des paysans en créant des ateliers (dentelle au point d’Alençon, bonneterie). Il voulut même installer de hauts-fourneaux mais se heurta à la farouche opposition des maîtres de forge de la contrée.

    A sa mort, le 26 décembre 1771, Helvétius laissa deux filles. La cadette, héritière de la terre de Voré, épousa en 1772 le comte d’Andlau. Les descendants du philosophe habitent toujours le château.

    Cette propriété privé ne se visite pas.

  • Histoire

    Le manoir de Vaujours - XVIe

    Vaujours est l’un des manoirs les plus emblématiques du Perche (inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1948). Son logis, dû probablement à Jehan Auvé, vers 1540, offre une façade en bel appareil de pierre faisant écho aux modèles de la Renaissance ligérienne.

    La maison seigneuriale s’organise autour d’une cour jadis enclose de fossés et pont-levis. Trois des quatre tours qui cantonnaient le mur d’enceinte ont été conservées.

    La tour, à droite du portail d’entrée, servait de pigeonnier (fuie) alors que celle en pendant était à usage d’habitation. Côté jardin une haute tour avec tourelle en encorbellement flanque la façade. Elle contient un escalier en vis donnant accès à la chambre haute du logis surélevé.

    Jehan Auvé est né à la fin du XVe siècle dans l’une des plus anciennes familles féodales du Perche. Le seigneur de Vaujours était l’un des cents Gentilhommes de l’Hôtel du Roi. En 1558 il est dit « maître d’hôtel ordinaire » d’Henri d’Albret, roi de Navarre.

    Le domaine de Vaujours, propriété de la même famille jusque vers 1760 fut acquis par le philosophe Helvétius, seigneur de Voré. Propriété privé, ne se visite pas.

  • Histoire

    Motte castrale du Châtellier

    Autour de l’An Mille, quand se met progressivement en place le système féodal, les seigneurs et leurs hommes d’armes commencent à fortifier leurs possessions. Ils construisent de grandes tours en bois sur des monticules artificiels. Celles-ci sont représentées sur la célèbre « tapisserie de Bayeux ».

    La motte castrale du Châtellier en est un très bel exemple : l’Huisne était alors la « frontière entre les possessions des Rotrou, sur la rive gauche, et les possessions des seigneurs de Bellême sur la rive droite. La motte du Châtellier faisait partie du système défensif des terres des Rotrou.
  • Histoire

    Guide de visite

    Guide de visite réalisé par l'Office de Tourisme disponible ICI

Description

  1. Le circuit démarre à l’église St Germain : prendre la rue qui monte de la Bretonnerie et passer devant le cimetière. Au stop, traverser la D 920 et monter vers la ferme de la Bretonnerie (que vous laieerez sur votre droite). A la croisée des chemins continuer tout droit. Gagner le hameau des Aubées où l’on rejoint une VC.
  2. Descendre la VC sur 200m. Au bas de la côte, prendre à droite un chemin empierré aboutissant à un chemin de terre. Prendre à gauche puis à droite. Franchir un ruisseau sur une passerelle, continuer par un chemin en herbe et monter pour rejoindre le chemin goudronné de Garambourg, qu’on laisse à gauche. Poursuivre tout droit pour gagner une VC.
  3. Au carrefour de la Chênaie, tourner à gauche. Au carrefour suivant, bifurquer de nouveau à gauche et passer devant le lieu-dit "Ronne". On pourra admirer à droite le château de Guilbault (propriété privée).
  4. Au carrefour de Freulemont, traverser la D 920 pour prendre en face un chemin creux montant un moment dans le bois de Voré (bois privé,  rester sur le chemin). 
  5. En pleine forêt, au rond de Blandé :  intersection avec de nombreux autres chemins, prendre en face, un peu sur gauche, un chemin plus intimiste que la grande allée. A la prochaine intersection, bifurquer  à droite et longer une sapinière. Suivre un long chemin forestier qui aboutit à la D 611.
  6. Tourner à gauche sur la D 611 qui rejoint la D 11. La suivre à gauche sur 75m
  7. Tourner à droite par le chemin du pont qui monte jusqu’à un hameau. Contourner par la gauche la dernière maison, puis longer le bois.
  8. A une croisée de chemins, descendre à gauche un sentier qui, après un double coude, mène au moulin de Boiscorde et au manoir du même nom (propriétés privées). Revenir sur ses pas. A l’intersection, remonter par la gauche pour rejoindre le chemin en lisière de bois (vues sur le manoir du Verger, puis sur le manoir de Vaujours).
  9. Dans le hameau de Vauperdu, bifurquer à gauche. Passer La Broudière des Bois. Gagner une VC. La prendre à gauche sur quelques mètres ; descendre à droite un chemin creux aboutissant à Figny.
  10. Juste avant les bâtiments de ferme, à droite, passer le Ruisseau puis gagner le hameau de Cornilly. Prendre à droite sur 50m le chemin goudronné des Louvetières. A une fourche, obliquer à gauche vers une montée soutenue en sous-bois.
  11. Au carrefour de la Fontaine au Grand Pierre, emprunter à gauche une VC. Peu après la maison, descendre par la droite et à la rencontre d’un chemin sableux (PRUDENCE pour les VTT) et tourner à gauche. Ce long chemin en partie forestier aboutit à une VC.
  12. Au carrefour des Pâtis, prendre à droite un autre chemin, sableux au départ puis en herbe, menant à la Grande Maison (restaurant  "Le Bistrot des Ecuries" et halte randonneurs). Traverser la cour de l’ancienne ferme ; descendre par un chemin goudronné.
  13. Au bas de la côte, emprunter à gauche un chemin herbeux. A un carrefour en T , remonter à gauche le chemin goudronné vers le Châtellier. Peu avant le hameau, bifurquer à droite et descendre un chemin de terre, entre des champs de culture.
  14. A la Courtille, franchir le ruisseau de Boiscorde ; remonter la rue de Mortagne pour déboucher place du Général de Gaulle. Enfin, retour au point de départ par la rue de l’Eglise.

NB : il existe une variante plus courte et un circuit complémentaire (le ruisseau de Pontillon) à ce circuit.

  • Départ : Rémalard
  • Arrivée : Rémalard
  • Communes traversées : Rémalard, Dorceau, Moutiers-au-Perche, Le Mage et Boissy-Maugis

Météo


Profil altimétrique


Recommandations

Prudence lors du franchissement de la D920 (à 2 reprises) puis au franchissement de la D11 sur 75m au point 7.

Lieux de renseignement

Maison du Parc naturel régional du Perche

Manoir de Courboyer - Nocé, 61340 Perche-en-Nocé

http://parc-naturel-perche.frinfo.tourisme@parc-naturel-perche.fr02 33 25 70 10

Office du Tourisme Coeur du Perche

22, rue Marcel Louvel, 61110 Rémalard-en-Perche

http://tourisme.coeurduperche.comtourisme@coeurduperche.fr02 33 73 71 94

Accès routiers et parkings

Rémalard se trouve au carrefour de la D10 (Nogent-le-Rotrou/Mortagne-au-Perche) et de la D11 (Le Theil-sur-Huisne/Longny-au-Perche).

Gare à Condé-sur-Huisne (à 8.3km) et ligne de bus n°70 de Cap Orne

Stationnement :

Parking de l'église

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